Etes-vous du genre de Monsieur Wagner dans Tintin qui se lamente de devoir rester enfermé pour travailler ses gammes ?
Pour ma part, je n’étais pas convaincu de l’utilité de la chose quand j’ai commencé l’apprentissage du piano. Ma première prof ne m’a d’ailleurs pas du tout initié à l’art des gammes, arpèges et autres accords de 7ème de dominante.
Et puis ma nouvelle prof m’a tout de suite mis sur ce sujet en me faisant travailler sur la gamme en sol majeur. J’avoue que j’ai eu du mal et que j’ai même pensé que je n’y arriverai jamais. Et puis çà a fini par rentrer, au point que, depuis, je ne travaille pas le piano sans commencer par 15 à 20 minutes de gammes, arpèges et accords de 7ème de dominante.
A quoi ça sert, me direz-vous ? Et bien en ce qui me concerne, je trouve que c’est un excellent échauffement. Il m’est en effet assez difficile d’attaquer des partitions à froid et j’ai beaucoup plus de facilité quand je me suis échauffé à l’aide ce des exercices.
Ceux-ci permettent également de développer des réflexes sur le placement des doigts, en fonction de la tonalité du morceau, et ainsi à anticiper naturellement le règlement de détails techniques : il s'agit donc aussi de développer la dextérité.
De plus, bien connaître les gammes permet de prévoir les altérations de l’armature d’une portée, ce qui est bien pratique. Ainsi, pour un morceau en la majeur, on sait d’emblée que le do, le fa et le sol seront toujours en dièse (sauf bécarre accidentel).
Ma prof me les fait travailler avec un accent sur la première note sur 2, 3 puis 4 octaves, en utilisant le métronome pour développer la vitesse, ceci pour les gammes, les arpèges et les accords de 7ème de dominante.
Globalement, ce sont toujours à peu près les mêmes doigtés que l’on retrouve d’une tonalité à une autre, mais il y a des différences à retenir.
Pour le moment, j’ai travaillé les tonalités suivantes : sol majeur, mi mineur, ré majeur, la majeur, la mineur, mi majeur.
Et vous ?